Global Jews for Palestine

Libérez les prisonniers grévistes de la faim en Grande-Bretagne (Palestine Action UK) : soutien des Juifs pour la Palestine

Huit prisonniers associés au collectif Palestine Action sont actuellement en grève de la faim pour protester contre leurs conditions de détention au Royaume-Uni, qui sont particulièrement répressives et inhumaines. Plusieurs d’entre eux ont été hospitalisés. Leur état de santé se dégrade rapidement, alors ils ont un besoin urgent d’aide. Vous pouvez entendre leur message en regardant cette video.

Les prisonniers ont six revendications : mettre fin à toute censure de leurs communications ; les libérer immédiatement sous caution ; assurer leur droit à un procès équitable ; arrêter de les associer au terrorisme ; abandonner tous les chefs d’accusation contre eux pour crimes terroristes ; enfin fermer l’entreprise Elbit Systems.

Vous trouverez plus de détails concernant ces revendications sur cette page. Ils constituent une base pour pouvoir envoyer une lettre standard – disponible sur cette page –  à six agences britanniques. Nous vous demandons de le faire de toute urgence. Pour l’histoire de ces prisonniers, voir l’article paru dans Mondoweiss le 11 décembre.

Avec 24 autres prisonniers, les huit sont poursuivis sous l’accusation d’avoir mené des actions pour empêcher les marchands de canons d’exporter leurs armes en Israël. Il s’agit d’actions directes contre Elbit Systems, un fabricant d’armes israélien qui joue un rôle central dans le complexe militaro-industriel de l’État d’Israël. Cette entreprise a fourni des armes, ainsi que des équipements de surveillance et de ciblage pour imposer la colonisation aux Palestiniens et pour mener des assauts sur Gaza. Les drones d’Elbit forment des patrouilles dans le ciel assiégé, ses équipements guident des frappes mortelles et ses systèmes d’électronique militaire visent à supprimer toute opposition.

Les prisonniers sont détenus sans avoir été condamnés pour le moindre délit, certains depuis plus d’un an. Les communications avec leur famille et leurs amis ont été censurées et leur droit à un procès équitable est compromis. Certains documents pertinents pour leur défense ne leur sont pas parvenus ou ne sont pas parvenus à leurs avocats. Ces conditions violent leurs droits humains fondamentaux.

Pourquoi doivent-ils subir des conditions de détention si cruelles et inhumaines ? Depuis le début du génocide israélien en octobre 2023, une opposition de masse a contesté la complicité britannique avec ces crimes. En guise de réponse, l’État a diabolisé davantage la résistance domestique et a infligé une répression encore plus sévère. Il a procédé par des centaines d’arrestations sous de mauvais prétextes avec des possibilités de libération uniquement sous caution, pour décourager les gens de protester.

En juin 2025 le gouvernement a interdit Palestine Action comme organisation terroriste. Ainsi, un soutien ouvert à cette association devient un délit terroriste. Voir, à ce sujet, la déclaration de notre affiliée britannique Jewish Voice for Liberation : statement. Cette interdiction a déclenché un défi massif. Plus de 2 400 personnes ont ouvertement déclaré leur soutien, ce qui a entraîné des centaines d’arrestations (voir l’article), y compris des membres d’associations affiliées au Réseau Juif International pour la Palestine (Jewish Voice for Liberation et Jewish Network for Palestine).

Malgré la répression de l’État, Palestine Action est devenu le vecteur de résistance le plus connu et le plus efficace contre la complicité britannique avec le génocide israélien. Il a inspiré un soutien populaire et a donné lieu à d’autres activités de solidarité qui ont bravé la répression. Aussi l’État cherche-t-il à punir les prisonniers de Palestine Action avant même un procès, puis rendre un éventuel procès plus difficile pour eux.

La réponse des prisonniers a des analogies avec la grève de la faim de 1981 menée par les prisonniers irlandais républicains dans la prison H-Block à Long Kesh en Irlande du Nord. Peu avant, le gouvernement britannique avait changé leur statut de prisonniers politique (prisonniers de guerre) pour celui de prisonniers de droit commun, cherchant ainsi à délégitimer leur lutte et les démoraliser. En réponse, les prisonniers ont exigé la restauration de leur statut politique et on déclenché une grève de la faim. Pour souligner cette analogie, le 5 décembre, des vétérans du mouvement Smash H-Block Campaign de 1981, dont Bernadette McAliskey, ont pris la parole lors d’une réunion publique à Londres. En écho à leur désobéissance, ceux qui mènent actuellement leur grève de la faim ont dit : « Ils ne désigneront jamais notre lutte de libération comme un acte criminel, »

GJP (Réseau Juif International pour la Palestine) invite les soutiens à travers le monde à envoyer des lettres sur cette page.

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