Global Jews for Palestine

La nouvelle loi israélienne sur la peine de mort est une étape de plus de son génocide des Palestiniens

Les gouvernements occidentaux doivent immédiatement imposer des sanctions !

Le Parlement israélien a voté une loi raciste qui impose la peine de mort pour les Palestiniens. La loi stipule que les juges sont tenus de condamner les Palestiniens à la peine capitale, même si les poursuites engagées ne l’ont pas réclamé, avec un délai de 90 jours pour la mise à mort des prévenus. Cette loi s’applique à tout Palestinien ayant causé, « volontairement ou par négligence » la mort d’un Israélien. Sachant que les Palestiniens combattent un régime colonial de peuplement en menant une lutte de libération, cette loi est complètement illégale en droit humanitaire international. Des critères aussi vagues – « par négligence » peut vouloir dire presque tout – correspondent à une inversion classique de la culpabilité coloniale. En plaçant la faute sur les colonisés, l’État masque le fait que la plupart des Israéliens ont passivement coopéré avec le génocide qui a causé des milliers de morts palestiniennes. De plus, au vu des preuves documentées de torture systémique dans les prisons israéliennes, nous devons demander : combien seront pendus sur la base d’aveux faux ou obtenus sous la contrainte?

Cette loi représente un saut radical, mais ce n’est pas surprenant. Elle intervient après une hausse alarmante de la violence des colons en Cisjordanie, des mouvements législatifs vers une annexion de facto et un système juridique qui comporte déjà 50 lois qui séparent les Juifs des non-Juifs. C’est probablement la loi la plus raciste depuis l’Allemagne nazie, plus raciste que n’importe quelle loi de l’Afrique du Sud sous l’apartheid.

Des organismes internationaux, dont l’ONU, Oxfam et Amnesty International ont averti que ces mesures violent les Conventions de Genève et le droit à la vie. Le Haut-Commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme a dit de cette loi qu’elle est un « crime de guerre » et « manifestement incohérente » avec les obligations internationales. De l’interdiction de l’UNWRA à la torture systémique et aux guerres illégales au Liban et en Iran, les actes d’Israël menacent l’entièreté de l’ordre mondial fondé sur des règles établies après la Deuxième guerre mondiale.

L’accord d’association UE-Israël exige le respect des droits humains – une norme qu’Israël a définitivement enfreinte depuis plusieurs décennies, d’autant plus ouvertement avec cette nouvelle loi. Nous, membres du Réseau Juif International pour la Palestine, exigeons que l’Union Européenne suspende son accord d’association avec Israël. Nous appelons aussi tous les gouvernements à imposer des sanctions immédiates et sévères, dont un embargo total sur les armes. Nous saluons la campagne Boycott, Désinvestissement Sanctions (BDS) qui vise la complicité économique, politique, académique et culturelle avec Israël, un pays dirigé par un régime colonial et d’apartheid. Ce régime installe des ressortissants israéliens en territoires occupés, ce qui constitue une infraction au droit international. Les Palestiniens ont appelé à une journée d’action le 17 avril contre cette loi draconienne, soit le jour des prisonniers palestiniens.

Le Réseau Juif International pour la Palestine représentent 25 organisations sur six continents. Nous sommes scandalisés par le comportement criminel de l’État d’Israël. En tant que militants pour la justice, nous déclarons qu’Israël n’agit pas en notre nom.

Obligeons Israël à rendre des comptes, maintenant !

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