Israël semble ne pas comprendre le sens du mot « cessez-le-feu » et se sent autorisé à continuer à tuer des gens à Gaza.
Au 29 octobre au moins 211 Palestiniens ont été tués et près de 600 blessés dans 125 violations israéliennes du cessez-le-feu, comme souligné ici par Al Jazeera.
Israël a dit qu’il « retourne au cessez-le-feu » mais était prêt à attaquer de nouveau, pourtant pas en représailles aux attaques provenant de Gaza, car de telles attaques n’ont pas eu lieu. Dans les 24 heures les plus meurtrières depuis le début du « cessez-le-feu », Israël a dit qu’il a « frappé plus de 30 cibles… », prétendant que les cibles étaient des « terroristes occupant des postes de commandement à l’intérieur d’organisations terroristes ».
Israël semble ne pas comprendre qu’est-ce que ça veut dire un « cessez-le-feu ». Ça veut dire arrêtez de faire feu sur l’ennemi et pas que vous pouvez tirer si quelque chose ne vous convient pas ! Les « raisons » évoquées pour la période la plus terrible de violations du cessez-le-feu (du 28 au 29 octobre) était qu’un des corps remis aux Israéliens n’était pas celui d’un captif israélien qui – selon Tel-Aviv – serait une violation du cessez-le-feu.
Nous prenons note que les medias dominants reportent les allégations d’Israël mais beaucoup moins ses nombreuses violations de l’accord et aucun reportage expliquant aux lecteurs ou auditeurs que c’est Israël qui a rompu le cessez-le-feu qui avait duré de janvier jusqu’au mois de mars 2025. Très peu d’information est diffusée pour dire que Gaza n’a pas l’équipement mortuaire requis et qu’Israël refuse accès à la machinerie requise pour enlever les gravats, sans parler du fait que plusieurs victimes ont été tuées dans les bombardements israéliens, ou que leurs cadavres – enterrés et gardés dans des cimetières gazaouis – ont été pulvérisés et possiblement éparpillés par des bombes israéliennes.
En attendant, Israël n’a subi aucune répercussion pour ses violations et il continue d’occuper pleinement 58 % du territoire gazaouis, déplaçant des bandes armées qu’il soutient derrière la « ligne » et faisant feu sur les Palestiniens qui traversent cette ligne invisible. Non seulement la paix paraît s’éloigner davantage, mais même le répit dont ils ont tant besoin semble complètement illusoire pour les Palestiniens.
Parmi les violations israéliennes de l’accord de cessez-le-feu est le refus d’Israël à laisser entrer sur ce territoire le minimum quotidien de 600 camions d’aide dont ils ont tant besoin. Ainsi, malgré une amélioration minimale de la situation d’avant le cessez-le-feu, la nourriture est encore rare et de nombreux Palestiniens ont toujours besoin d’un abri.
Nous exigeons de nos gouvernements l’expulsion des ambassadeurs israéliens de leurs pays, d’arrêter le commerce d’armes avec Israël et d’imposer des sanctions contre Tel-Aviv jusqu’à qu’Israël met fin à la guerre qu’il mène contre la population de Gaza, jusqu’à qu’il met un terme au nettoyage ethnique et à la violence des colons en Cisjordanie et que les Palestiniens puissent enfin vivre dans la liberté et la sécurité.
Nous demandons aussi à nos gouvernements et aux média dominants d’arrêter de confondre Israël avec les Juifs, d’arrêter de confondre les Juifs avec le sionisme et d’arrêter de confondre le sionisme avec le judaïsme. Il faut mettre fin aux prétentions d’Israël d’agir au nom des Juifs du monde entier, à l’instrumentalisation de l’antisémitisme et à l’évocation du génocide hitlérien afin de justifier un autre génocide.